Vous vous souvenez peut-être du fameux lapsus de François Fillon qui, alors Premier ministre, avait parlé de « gaz de shit » au lieu de « gaz de schiste » devant l’Assemblée nationale ?
C’est précisément le sujet d’un cas que j’utilise dans mes formations sur la communication dans les projets.
Avec une différence : les participants vont voyager au Québec.
L’histoire en quelques mots
Au début des années 2010, plusieurs entreprises du secteur des hydrocarbures, soutenues par le gouvernement québécois, se lancent dans l’exploration du gaz de schiste. Sur le papier, le projet est techniquement et économiquement argumenté. Mais il est socialement aveugle : toutes les parties prenantes n’ont pas été réellement prises en compte.
Digne d’un blockbuster, cette histoire rencontre une importante levée de boucliers de la part des habitants des régions concernées. La presse s’empare du sujet. L’émotion grandit. Des riverains signalent des odeurs étranges à proximité de leur maison. Des collectifs citoyens se forment. L’auteur et metteur en scène Dominic Champagne devient l’une des figures de la mobilisation.
Bref, un véritable péplum moderne.
Rien de mieux, en formation, que de se pencher sur un grand projet public impliquant de nombreuses parties prenantes et appuyé par des anecdotes réelles.
Plonger dans un secteur différent
C’est l’approche de Nova Train : plonger les participants dans une histoire qu’ils vont pouvoir analyser, avec ses acteurs, ses dérives, ses conflits et ses erreurs de communication.
Ils doivent prendre position, construire des messages, adapter leur discours et réagir à des événements parfois imprévus.
Des articles et des archives vidéo viennent étayer le cas. On ne se contente plus de parler de communication de projet : on entre dans l’histoire.
Quand les participants se surprennent
J’ai récemment animé la formation « Communication projet : développer des relations pérennes avec toutes les parties prenantes » en utilisant cette histoire comme fil conducteur.
Le groupe réunissait des représentants de plusieurs secteurs : secteur public, logiciels pour le monde agricole et entreprise de services numériques.
Nous avons commencé par établir une cartographie des parties prenantes. Les participants ont ensuite travaillé sur des discours adaptés à différentes audiences, appris à vendre le problème avant de présenter la solution et construit un plan de communication tenant compte des différentes phases du projet et des résistances possibles.
Durant un jeu de rôle, l’un des participants a dû annoncer le lancement des premiers travaux d’extraction devant une audience fictive de journalistes.
Il a posé sa voix, structuré son message et répondu aux objections avec une assurance inattendue. Une prestation digne d’une véritable conférence de presse.
C’est aussi cela, la formation : ces moments où quelqu’un révèle une force qu’il ne soupçonnait peut-être pas.
La force de la transposition
Se transposer dans un cas éloigné de son propre secteur permet de prendre de la distance.
Les participants ne peuvent plus se réfugier dans leurs habitudes, leur expertise technique ou les réponses déjà utilisées dans leur entreprise. Ils doivent observer la situation autrement et mobiliser d’autres capacités.
Sortir les participants de leur environnement professionnel habituel ne les éloigne donc pas de leurs problèmes. Cela leur permet, au contraire, de mieux les regarder.
Et maintenant ?
Si vous souhaitez imaginer un cas de formation capable de faire travailler vos équipes autrement, échangeons lors d’un premier entretien.